Faire de la reliance un concept qui guide les pratiques managériales, plutôt qu’un simple idéal de création de liens. Dans l’esprit de la philosophie comme création de concepts développée par Gilles Deleuze et Félix Guattari dans Qu’est-ce que la philosophie ?, partir d’un problème vécu pour construire un outil de pensée et d’action.
La « reliance sans réduction » est une proposition pédagogique personnelle, et non une expression ou une définition attribuée à Deleuze et Guattari. Cette application transpose librement leur démarche de création de concepts ; elle ne confond pas cet apport avec le concept de reliance mobilisé chez Edgar Morin.
Situation hypothétique à éprouver en formation : une équipe échange beaucoup, mais ne se comprend plus. La direction parle de performance, les collaborateurs de reconnaissance, les experts de qualité. Les réunions se multiplient, mais chacun reste enfermé dans son langage.
Le problème n’est pas seulement : « Comment les faire communiquer ? » Il devient : « Comment rendre leurs préoccupations mutuellement intelligibles sans effacer leurs différences ? »
La reliance sans réduction :
Une relation dans laquelle chacun peut contribuer Ă une action commune sans devoir abandonner ce qui compte pour lui.
Pour « oser la confiance », il ne s’agit donc pas d’exiger une adhésion uniforme, mais de créer les conditions pour exprimer les différences, comprendre les préoccupations d’autrui et agir ensemble sans les nier.
Point de départ : choisir une décision concrète qui divise le groupe, réelle ou issue d’un cas pédagogique.
Livrable attendu : une décision commune, accompagnée d’une formulation explicite des préoccupations prises en compte, des tensions restantes et d’un point de suivi.